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n°18 du 24 novembre 2017

vendredi 24 novembre 2017

SOMMAIRE :

1. Animations pédagogiques trop longues : le SNUipp-FSU 82 écrit au DASEN et à l’IEN.

2. Enseignants référents : le gouvernement doit tenir son engagement.

3. GIPA : le calculateur nouveau est arrivé.

4. Eduquer contre les violences sexistes

1. Animations pédagogiques trop longues : le SNUipp-FSU 82 écrit au DASEN et à l’IEN.

Des collègues de Montauban ASH nous ont informés qu’il était prévu sur leur circonscription des animations de 3 heures en fin de journée. Le cadre légal prévoit une journée de travail de 10h maximum dans la fonction publique. Or, avec les temps d’enseignement, de présence sur l’école (2 x 10 minutes avant la classe et bien souvent, photocopie, préparation du tableau...), de trajet vers le lieu de l’animation, de correction et de préparation, voire d’APC et de rencontre avec les parents, il ne faut pas être grand clerc pour s’apercevoir que les 10h sont allègrement dépassées. C’est le sens du courrier que nous avons expédié au DASEN et à l’IEN-ASH afin qu’ils revoient les horaires de ces animations (pour en savoir plus, voir le courrier en pièce jointe).

Enseignant-e, c’est un métier, et s’il est le plus souvent gratifiant, il est aussi très exigeant en terme de concentration et de fatigue. Que peut-on apprendre dans une animation de 3 heures en fin de journée ? Il est temps que notre administration prenne conscience de ce qui fait notre quotidien.


2. Enseignants référents : le gouvernement doit tenir son engagement.

Suite aux engagements non tenus du gouvernement concernant le régime indemnitaire des enseignants référents handicap, trois syndicats dont le SNUipp-FSU ont adressé un courrier unitaire au Premier ministre. Pour rappel, après des mois de discussions avec le gouvernement, il avait été acté que les enseignants référents handicap devraient percevoir le taux plafond de la nouvelle indemnité pour missions particulières, soit un montant de 2500 € bruts annuels. Cette nouvelle rémunération devait se substituer à l’ancienne indemnité des enseignants référents handicap d’un montant de 929 €. Or l’arbitrage est laissé aux recteurs si bien que selon les académies, le montant de l’indemnité varie, ce qui est inacceptable. C’est le sens du courrier envoyé au Premier ministre ce 23 novembre par trois syndicats, dont le SNUipp-FSU (voir le courrier unitaire ici).

Sur notre académie, la rectrice a fait le choix d’une indemnité de 1250 €. Lors des instances académiques le SNUipp-FSU a porté et continuera de réclamer le montant maximum de prime pour les enseignants référents.


3. GIPA : le calculateur nouveau est arrivé.

La garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) concerne tous les fonctionnaires titulaires civils des trois fonctions publiques et les agents non titulaires employés de manière continue.

Le mécanisme de la GIPA repose sur une comparaison entre l’évolution du traitement indiciaire brut détenu sur une période référence de quatre ans et celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac). Si le traitement indiciaire brut perçu au terme de la période de 4 ans a évolué moins vite que l’inflation, une indemnité de perte de pouvoir d’achat est versée. C’est donc le cas si aucune promotion d’échelon n’est intervenue pendant cette période.

Pour 2017, la période de référence de 4 ans est fixée du 31 décembre 2012 au 31 décembre 2016 et l’inflation retenue sur cette période est de 1,38 %. La valeur moyenne du point d’indice était de 55,5635 en 2012 et de 55,7302 € en 2016.

Le montant de l’indemnité se calcule donc ainsi :

GIPA = 55,5635 x indice au 31/12/2012 x (1 + 1,38 %) - 55,7302 x indice au 31/12/2016.

Attention, le montant de la GIPA est attribué à hauteur de la quotité travaillée au 31 décembre 2016.

Si vous pensez pouvoir bénéficier de la GIPA, vous pouvez en vérifier le montant sur le calculateur du SNUipp-FSU (cliquez ici)


4. Eduquer contre les violences sexistes

À l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le SNUipp-FSU rappelle que la lutte contre ces violences de toutes natures commence à l’école.

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, de nombreuses manifestations et rassemblements*, auxquels la FSU et le SNUipp appellent à participer, se dérouleront partout en France. Cette journée prend cette année une dimension particulière au regard des révélations en cascade des agressions sexuelles et du harcèlement subis par de très nombreuses femmes. Des révélations qui mettent en évidence le caractère systémique de ces violences, du poids de la domination masculine et de la « culture du viol » qui imprègnent encore nos sociétés. Mais l’ampleur même des dénonciations montre aussi que la tolérance à ces phénomènes est en recul. Pour autant, lutter efficacement contre les violences faites aux femmes, contre les inégalités dont elles sont victimes, suppose de déconstruire les stéréotypes de genre qui confortent la hiérarchie entre les sexes, afin de faire évoluer les mentalités vers des conceptions plus égalitaires. Et il s’agit bien là d’éducation. L’égalité, ça s’apprend

Pour le Défenseur des droits, qui présentait le 20 novembre son rapport annuel, il y a à la base des comportements de harcèlement sexuel « l’idée qu’il y aurait un rapport de supériorité des hommes par rapport aux femmes. » Il ajoutait que « l’éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus jeune âge, à détruire stéréotypes et préjugés. » Et pour le SNUipp-FSU, l’école a toute sa place dans cette éducation à l’égalité filles-garçons encore trop timide dans les programmes scolaires. L’école primaire doit aussi mieux se saisir des différents aspects d’une réelle éducation à la vie affective et sexuelle fondée « sur les valeurs d’égalité, de tolérance, de respect de soi et d’autrui » comme le précisent les programmes. Ce qui suppose une solide formation des enseignant-e-s afin que l’école puisse jouer tout son rôle dans la prévention des agressions sexuelles en débarrassant les relations entre filles et garçons des enjeux de pouvoir et de domination.

* A Toulouse, un rassemblement est prévu samedi 25 novembre à 11h30 à Jean Jaurès et à 18h, participation du Collectif Midi Pyrénées pour les Droits des Femmes dévoilement de la stèle en mémoire des femmes victimes de violences machistes - Rendez-vous esplanade Alain Savary face au Boulingrin (à hauteur du n°24 allées Frédéric Mistral).

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