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n°20 du 11 décembre

mardi 11 décembre 2018

SOMMAIRE :

1. Fonction publique : ça bouge... mal ! Jours de carence et budget

2. Le 14 décembre, en GREVE !

3. Stage syndical : conditions de travail


1. Fonction publique : ça bouge... mal ! Jours de carence et budget

  • Jours de carence : de 1 à 3 ? Les sénateurs s’en mêlent (ou s’emmêlent...)

Article du Café pédagogique d’hier (10 décembre) :

Le Sénat a adopté un amendement du sénateur C Nougein (LR) portant de 1 à 3 jours le délai de carence pour les congés maladie. "Il s’agit d’une mesure d’équité entre les salariés du secteur public et du secteur privé", explique le sénateur, et d’efficacité contre l’absentéisme. En janvier 2018, le gouvernement a rétabli la journée de carence que le gouvernement précédent avait supprimé en 2012. Le rétablissement de cette mesure devait rapporter 400 millions à l’Etat. En fait, selon l’Insee, "le jour de carence a conduit à une baisse importante des absences de 2 jours". Mais l’Insee ajoute que "la prévalence des absneces d’une semaine à 3 mois a augmente dans la fonction publique pendant la période d’application du jour de carence et diminué après sa suppression". L’argument d’équité ne tient pas plus : la quasi totalité des salariés du privé bénéficient d’accords de prévoyance qui substituent l’entreprise au salarié pour le délai de carence.

OBJECTIF clairement énoncé : économie de plus de 500 millions d’€... C’est scandaleux ! 1 raison supplémentaire de se mettre en grève dès le vendredi 14 décembre !

  • La FSU communique = "Annonces du Président de la République : quid de la Fonction publique ?"

Face aux inégalités grandissantes, au sentiment d’abandon d’une grande partie de la population, il était attendu du Président de la République qu’il apporte des réponses en terme de pouvoir d’achat, du rôle des services publics et d’une fiscalité plus juste afin d’améliorer les conditions de vie de tous les salarié-es, chômeurs, retraité-es et jeunes.

S’il répond par 100 euros supplémentaires pour les salarié-es au SMIC, par la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires, réactivant ainsi la mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » avec laquelle la FSU est en désaccord, par l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2 000 euros et par une éventuelle prime de fin d’année soumise au bon vouloir des employeurs, le Président est resté silencieux sur d’autres sujets. Il n’a ainsi rien dit sur les bas salaires en général, les minimas sociaux et n’a rien annoncé pour les chômeurs, les jeunes. Il est resté également trop silencieux sur les plus de 5 millions d’agent-es de la Fonction publique. Le Président n’a rien dit non plus du financement de ses mesures, sinon qu’elles ne coûteraient rien aux employeurs et que l’impôt sur la fortune ne serait pas rétabli, ce qui revient à les faire supporter par les contribuables et par le budget de l’État.

La FSU est très inquiète pour l’avenir de la Fonction publique et de ses agent-es. Le point d’indice reste gelé. Le Président confirme une réforme de l’Etat et de la fonction publique dans l’objectif d’une meilleure maîtrise de la dépense publique. Pourtant, la FSU avait mis en garde contre toute tentation d’utiliser une nouvelle fois la Fonction publique pour payer les nécessaires mesures sociales à prendre. Pour répondre à la crise profonde de notre pays, il est indispensable de dégager les moyens budgétaires nécessaires. Sans réforme fiscale juste et plus redistributive, sans le rétablissement de l’ISF, toutes mesures sociales resteront limitées. Or, le président a confirmé implicitement la poursuite des politiques libérales mises en œuvre depuis 18 mois : budget 2019, suppression de l’ISF, réforme du système des retraites, financement du chômage, réorganisation de l’État…

Concernant la jeunesse et les questions d’Éducation et de formation, le Président a considéré que les politiques en cours répondaient aux exigences. Or, les jeunes sont aujourd’hui mobilisés pour des perspectives d’avenir meilleures que celles promises avec les réformes actuelles (réforme du lycée, Parcours Sup…). Des réformes qui remettent en cause la professionnalité des enseignant-es , leurs conditions de travail et celles d’apprentissage de leurs élèves. La FSU réitère sa demande de d’ouverture de discussions avec les organisations de jeunesses et celles représentatives des personnels de l’Education.

Pour la FSU, les annonces faites hier soir par le Président de la République ne répondent pas aux aux enjeux qu’elle porte notamment pour réduire les inégalités sociales et territoriales et pour conforter le modèle social de la France. C’est pourquoi, la FSU invite à développer et à participer à toutes les initiatives qui s’organisent de manière unitaire large dans le cadre de la journée d’action du 14 décembre (Grève, rassemblements, manifestations, AG avec les personnels…). La FSU considère qu’il est de sa responsabilité de proposer aux Fédérations de fonctionnaires d’appeler à une journée d’action nationale pour permettre à la Fonction publique d’assurer des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire et pour davantage de reconnaissance des agent-es qui en assurent le fonctionnement au quotidien.

  • Budget : annonces du Président et Éducation nationale

En lien avec le contexte actuel, de nombreux "efforts" vont être demandés à la Fonction publique déjà malmenée et négligée.

Pour y voir plus clair, lire cet article du Café Pédagogique :

L’Education nationale et les nouvelles mesures Macron

"Nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des mesures fortes, par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses plutôt que par des reculs". Emmanuel Macron a présenté le 10 décembre des mesures pour mettre fin à la crise sociale dans le pays. Mais qui en paiera le prix ? L’Education nationale, premier budget de l’Etat, est évidemment au premier rang. C’est d’abord là que l’Etat cherchera à réaliser des économies. Le Café pédagogique dessine quelques pistes...

Des milliards à trouver dans le budget "Ce sont quarante années de malaise qui ressurgissent : malaise des travailleurs qui ne s’y retrouvent plus ; malaise des territoires, villages comme quartiers où on voit les services publics se réduire et le cadre de vie disparaître ; malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ; malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance. Cela vient de très loin mais c’est là maintenant."

Lors de son allocution du 10 décembre, le président de la République a cherché les origines de la crise dans des racines lointaines plutôt que dans sa propre politique. Et c’est très cohérent avec les mesures qu’il a annoncé.

Lire la suite EN SUIVANT CE LIEN


2. Le 14 décembre, EN GREVE !

TRACT EN PIECE JOINTE

Suite à de multiples sollicitations, l’équipe du SNUipp-FSU 82 a estimé urgent et nécessaire de se mobiliser et de passer à l’action. Dans le contexte actuel, il est indispensable que nous fassions entendre nos revendications d’enseignant-e-s et- de citoyen-ne-s. Ainsi, il a été décidé de se joindre aux mobilisations prévues le vendredi 14 décembre. Le tract départemental est en cours de finalisation.... D’ores et déjà, nous appelons le maximum de collègues à participer à cette journée de grève et d’actions :

le VENDREDI 14 DÉCEMBRE à partir de 11h30 devant le Conseil Départemental du Tarn-et-Garonne (à Montauban)

La FSU 82 et la CGT Educ’Action ont déposé un préavis de grève qui couvre toute la période concernant le budget de l’Éducation Nationale du 10 décembre au 10 mars pour réclamer des moyens à la hauteur des enjeux et refuser les réformes actuelles du 2nd degré.

Pour rappel, voici des informations pour participer à une grève : CLIQUER ICI

  • Ci-dessous un exemple de mot à adresser aux familles (à agrafer dans le cahier de liaison) :

Madame, Monsieur,

Depuis plusieurs semaines, c’est un mouvement social protéiforme qui se déploie partout en France. Ses racines plongent dans les politiques menées depuis des années qui ont opiniâtrement construit une société de plus en plus inégalitaire.

La question que ce mouvement renvoie est donc bien celle de la répartition des richesses entre le capital et le travail.

La France n’a jamais connu plus de millionnaires. Depuis plus de vingt ans les inégalités progressent alors que la richesse augmente (voir des données sur cette question ICI).

La place des enseignant-e-s est donc bien au côté de celles et ceux qui se mobilisent actuellement sur les questions de justice sociale et climatique tout en refusant les boucs émissaires habituels des discours. Nous appelons à de meilleures réformes prenant en compte l’urgente nécessité de placer la transition écologique et solidaire au cœur de toutes les décisions pour notre avenir et celui de la planète. Ce sont les mobilisations multiples dans les entreprises comme dans la rue, par la grève et par l’action, qui permettront de peser sur les décideurs publics ou privés pour que ces changements s’imposent.

Pour ces raisons, je serai en grève ce vendredi 14 décembre.

Sachant compter sur votre compréhension, l’enseignant-e de la classe de ................


3. Stage syndical : conditions de travail, réappropriation du métier

Le mardi 22 janvier, le SNUipp-FSU organise un stage syndical dont le thème sera : "Conditions de travail et réappropriation du métier". Une membre du CHSCT Ministériel animera cette journée.

Pour rappel, tou-te enseignant-e a le droit de participer à une journée de stage syndical (et peut mêm compter jusqu’à 12 jours de formation par an !) Un droit ne sert que si on en use !

Pour participer ? Envoyez ce courrier à votre IEN AVANT LE 22 DÉCEMBRE !!!

Le lieu reste à définir...

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E-mail : snu82 [at] snuipp.fr
Adresse : 23 Grand’Rue Sapiac - 82000 Montauban (plan d’accès)