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Infos COVID = test salivaire

lundi 1er mars 2021

Campagne de tests salivaires dans les écoles, où en sommes-nous ?

Le SNUipp-FSU a interpellé le ministre et dénoncé les modalités de mise en œuvre des tests salivaires qui livrent une fois encore les PE à eux-mêmes. Le ministre a assuré, lors d’un déplacement en Haute Saône ce 1er mars, que "chacun est dans son métier, évidemment les tests sont réalisés par des personnels de santé", précisant toutefois que "le reste des personnels de l’éducation nationale peuvent être volontaires pour aider dans la supervision vis-à-vis des enfants ou le suivi administratif". Si la substitution aux personnels de labo par les enseignant.es est écartée, la logistique impensée et non préparée comme l’ambition réduite demeurent… Le SNUipp-FSU attend des réponses claires.

Le déploiement des tests salivaires dans les écoles est la dernière illustration de l’impréparation du ministère sur la gestion de la crise sanitaire. Les enseignant-es des écoles pourraient, en effet, se substituer aux personnels des laboratoires médicaux pour faire passer ces tests aux élèves. (Voir ICI notre Communiqué du SNUipp-FSU et surtout la notice envoyée dans les écoles de Lyon)

Lorsque nous l’avons interpellé suite à une première remontée de département, le cabinet du ministère avait démenti dans un premier temps le fait de faire appel aux enseignant-es pour la réalisation des tests pour finalement expliquer plus tard que rien n’est obligatoire et repose sur le volontariat…

Nous avons donc diffusé un communiqué qui dénonce ce nouveau bricolage méprisant du ministère où les PE sont livrés à eux-mêmes pour prévenir la pandémie dans les écoles et pointe le manque d’ambition de cette politique de tests qui reste très loin d’un dépistage massif auprès des élèves comme de l’ensemble des personnels permettant une surveillance épidémiologique des écoles et des établissements scolaires.

Concrètement, cette campagne conduit à de nombreuses interrogations sur le plan sanitaire et organisationnel.

  • En amont, il faudra recueillir l’accord écrit des parents et leur numéro de sécurité sociale, ce qui va reposer pour beaucoup sur les directrices et directeurs et peut poser également question sur la sensibilité des informations transmises, par exemple pour une famille bénéficiaire de la CMU. Comment et combien de temps ces données sont-elles conservées ? Le ministère a-t-il par ailleurs déclaré cet usage à la CNIL ?
  • Pour la réalisation des tests, les enseignant-es devraient, dans le meilleur des cas, superviser son déroulement. Cela pose également une multitude de questions comme celle de qui va s’occuper des autres élèves durant ce temps sans accroître le brassage dans l’école ? Quel nettoyage des locaux servant aux tests où les enfants auront émis une multitude de postillons est-il prévu ?
  • Si les enseignant-es étaient amenés à réaliser les tests, quel serait l’équipement de protection individuel fourni ? Quelle « formation » précise leur serait-elle dispensés ? Quelle responsabilité, sur le plan juridique notamment, la réalisation de ces tests par les enseignant-es eux-mêmes entraînerait-elle ?
  • Sur la réalisation des tests eux-mêmes, quelle démarche scientifique guide le déploiement de ces tests ? Est-ce un suivi régulier d’une cohorte ou un choix aléatoire d’écoles sans suivi dans le temps ? …

Le SNUipp-FSU a officiellement interpellé le ministère en lui posant toutes ces questions (en pièce jointe). Dans l’attente d’une réponse du ministère nous vous invitons à appeler les collègues à ne pas substituer au personnel des laboratoires médicaux pour faire passer les tests si tel était le cas dans votre département.

Une réunion sanitaire est prévue avec le cabinet mardi 2 mars à 11h00.

L’ensemble du communiqué EST DISPONIBLE ICI

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